enfances matérielles

Qu’est-ce que ça serait, une approche matérialiste de l’enfance ?

Tout un tas de traits, peut-être, et tirés à main levée par des gamin.e.s : gribouillis dans les marges, lettrages des primaires, ratures, et puis des bouts d’histoires trouées, incohérentes, des phrases qu’on recopie, des dessins de maisons, d’animaux, etc.

Voilà, il y aurait ces rebuts qu’on ramasse, et puis aussi, inévitable : le discours des adultes. Enfances matérielles fera avec les moyens du bord. Pour produire d’autres discours. Pour conjuguer l’imaginaire et le social. Pour accoler l’enquête à la comptine, etc.

L’essentiel est là : nous ne souhaitons pas appréhender l’enfance comme un objet abstrait, atemporel. L’enfance en soi, ça n’existe pas. Il n’y a que des enfances situées, et donc également à inventer.

Enfances matérielles.

Cinq Rondes de nuit | Benjamin Fouché